Le catalogue papier - menacé d’extinction - a dû se réinventer.


On pourrait se dire qu’avec l’avènement du numérique, le catalogue papier serait en passe de disparaître totalement.

En 1928, La Redoute sortait son premier catalogue de vente par correspondance.

Photo extraite de l'article de Julien Gilman pour La Voix du Nord

LE BIG BOOK EST MORT !

Il est vrai que nous ne trouvons plus dans nos foyers l’énorme catalogue de La Redoute qui distribuait parfois jusqu’à 15 millions de ses exemplaires dans nos boîtes aux lettres : les bibles des fashionistas des années 90 se sont effacées au profit de l’e-boutique.

Nous le constatons chaque jour, pour chacun de nos achats : nous consommons différemment de nos aînés. Grâce à Internet, nous multiplions la recherche d’informations pour sélectionner, comparer, évaluer, faire un choix et enfin, acheter.

Le big book a bien des défauts :

  • sa lourdeur éditoriale : il est fastidieux et coûteux à produire - qu’il s’agisse de sa conception ou de ses mises à jour - et à distribuer massivement.

  • sa linéarité : il n’offre qu’une seule classification imposée de ses offres et hiérarchisait celles-ci de manière définitive, et ses codes graphiques sont relativement figés.

  • son manque de souplesse : il n’autorise pas l’introduction de nouveautés au gré des tendances ni de faire évoluer rapidement les prix face à la concurrence.

...Que le catalogue numérique est venu palier :

  • Facile à mettre en oeuvre, l’on peut rapidement actualiser ses offres - son mix produits / services / prix.

  • Bien moins cher à réaliser, il est disponible partout immédiatement, tout en présentant un maximum d’informations pratiques, ludiques et techniques à l’intention des clients.

  • Enfin, son ergonomie permet aux clients de naviguer simplement, d’affiner leurs recherches selon leurs préférences et besoins spécifiques et de comparer plus aisément leurs sélections.

VIVE LA BROCHURE !

Qu’on ne s’y méprenne pas ! En soi, le consommateur d’aujourd’hui n’est pas opposé au catalogue papier : près de 87 % des Français continuent d’en consulter régulièrement*. Les poids lourds de la vente par correspondance ne sont pas non plus devenus de “pure player” et certains spécialistes de la vente en ligne, comme Amazon, souhaitent même lancer leurs catalogues !

Les consommateurs conservent une relation affective particulière au papier. En effet, face à la versatilité des offres du web, le consommateur est enclin à considérer le catalogue papier comme un objet rassurant, d’autant plus s’il est beau et plaisamment conçu. Vecteur d’image de marque, il donne un sentiment de stabilité et de sérieux du vendeur.

Le catalogue reste donc un support publicitaire efficace, pour peu qu’il sache s’adapter aux usages de ses clients. Ainsi, le catalogue papier s’allège et se spécialise. Plus personnalisé, il se transforme dans le fond comme dans sa forme. Plus créatif et qualitatif, son graphisme devient original, attractif et véhicule l’univers de marque du vendeur en s’étoffant d’articles engageants. Publié régulièrement avec des contenus chaque fois renouvelés, c’est l’outil parfait pour conquérir autant que fidéliser les clients.

Le catalogue d’aujourd’hui ressemble donc davantage à un magazine : il ne vend plus de produit, mais offre de l’inspiration. Ce nouveau format présente d’ailleurs l’avantage de devenir durable : moins coûteux et mieux ciblé, il peut être conservé, relu et circule aisément de mains en mains. S’il est fait de papier recyclé, ce sera un “point écologique bonus” pour le vendeur.

Pour autant, le catalogue nouvelle génération ne s’affranchit pas du média numérique. Bien au contraire ! Il devient une étape préliminaire - l’atout séduction - dans le parcours client et son processus d’achat. Devenu interactif par la présence de QR code, le client peut alors accéder directement à un niveau complémentaire d’informations techniques ou pratiques, être invité à profiter d’une offre particulière ou à se rendre en boutique pour expérimenter le produit.

Le catalogue papier d’aujourd’hui a finalement tout pour plaire, aussi bien à vos clients, qu’à vos statistiques de visite sur votre site ou en boutique.

*Source MEDIAPOST


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